Bilan 1 an Au Pair aux USA

Je sais que c’est extrêmement ridicule, mais je n’imaginais pas un jour devoir faire ce bilan. Parce qu’il y a un an, j’allais à Paris pour demander mon VISA et je prenais l’avion une dizaine de jour plus tard. Parce que j’étais super excitée et triste à la fois de quitter tout mon petit monde. Parce que quand je suis arrivée, tout était tellement nouveau et impressionnant, voir déstabilisant, que je ne pensais pas une seule seconde à la fin.

Parce que la fin semblait si loin. Aujourd’hui je réalise qu’en un an énormément de choses ont changé, sur de nombreux points.

Forcément, ce pour quoi je suis venue au départ; l’anglais, le dépaysement, les voyages. Avant de partir on nous pose la question « Pourquoi vouloir faire Au Pair« , et j’avais beau réfléchir, ces trois points revenaient presque continuellement.

Le bilan blahblah, suivi du Bilan vidéo prises au cours de ces derniers mois :

En un an, je serai montée dans 22 avions, 10 bus, 4 voitures de location, pour y voir 20 états différents, plus de 30 villes. Ma bucket list ici, résume un peu tout ça.
Niveau langue aujourd’hui je peux discuter toute une journée en anglais, me débrouiller seule n’importe où, avec n’importe qui. Je peux dire un peu tout ce que je veux, je peux lire des blogs en anglais, regarder des films en VO non sous-titré, aller au cinéma, regarder des vidéos en ligne, lire des articles, des manuels… Je peux postuler pour des emplois où il est exigé un très bon niveau d’anglais, je pourrais suivre mes cours en anglais.
Et évidemment, le dépaysement, ces choses qui vont me manquer, ces différentes habitudes de vie, d’alimentation, de rapport sociaux. On se pense proche des Etats Unis et en un certain point, nous le sommes, mais la culture reste différente de la notre en bien des points.

L’expérience supplémentaire que je peux en tirer, je vais vous le dire, c’est tellement plus que ça. C’est  des contacts du monde entier, beaucoup de français pour ma part, qui ont comme moi cette envie de voir le monde, d’aller ailleurs. Je pensais m’éloigner des français, parce qu’on ne va pas se mentir la mentalité française est loin d’être reconnue pour être la plus optimiste et aventurière qu’il soit. Mais les français de l’étranger, ces expatriés, ou tout simplement ces gens qui vivent le même quotidien que toi, c’est autre chose. C’est fort, c’est motivant, c’est inspirant.

C’est une famille à l’autre bout de l’Atlantique, et je sais que c’est le cas pour peu d’Au Pair. Mais j’ai eu cette chance d’être et de vivre avec cette famille, généreuse, encourageante, marrante et je sais que nous resterons en contact.

C’est avoir de nouveaux projets. Je suis plutôt une personne prévoyante. J’ai déjà une école pour ma rentrée d’ailleurs, mais mes projets ont changé. J’ai décidé de prendre une année supplémentaire. Je pars en Australie, je voyagerai en Asie, je rentre en France pour être photographe à un mariage et je déménage à Paris, Lille ou ailleurs. Je pars en collocation. Je me concentre sur mon école, mes projets, mon avenir, des stages, un emploi. Je veux viser haut et je m’en donnerai les capacités, la réussite n’est pas réservée aux autres.

C’est des vacances déjà toutes trouvées. Australie, ok. Asie, sur 7 semaines en été prochain. En hiver c’est la Réunion ou le Danemark ? Sauf si j’ai le mariage de ma copine en Israël. Sinon je pourrai toujours aller voir mes copines dans le Nord. L’été d’après il faut absolument faire ce tour en Europe, parce qu’après 25 ans, les tickets seront plus cher ! Sauf si cet été là je peux aller voir ma copine au Brésil, chaleur et plage, le pied. Ma liste est longue et les idées ne manquent pas. Ce qui me semblait inaccessible, ne l’est plus.
Je n’ai plus peur de l’inconnu, de l’ailleurs et j’en redemande.

C’est avoir une indépendance vis à vis de sa famille. Je sais que même s’ils sont irremplaçables et indispensables d’une certaine manière, je sais me débrouiller par moi-même et j’ai un puissant sentiment d’indépendance quand je suis à l’autre bout du monde. Même si l’on ne va pas se mentir, avoir quelqu’un sur place est toujours utile, il n’en reste pas moins que je sais que je peux partir durant des mois et qu’ils ne seront pas un obstacle.

C’est prendre du recul sur soi-même. Tais toi et accepte ce qui se passe. Fais des concessions. Assume, confronte, attends. On apprend beaucoup sur nous même. Parce qu’on est simplement livré à nous même. On apprend à « dealer » avec notre propre personne. On se découvre des qualités, des sentiments ou des côtés qu’on imaginait pas forcément. L’aventure est très enrichissante sur ce côté. Personnellement je sais que je vois la vie d’une manière beaucoup plus posée et positive. Rien ne sert de se prendre la tête pour des bricoles. Je suis aussi beaucoup plus franche, la vérité est toujours la meilleure solution.

C’est faire une pause dans sa vie et un tri dans ses amis. Un peu mélodramatique sorti comme ça mais c’est bien ce qu’il se passe. Vous allez naturellement vous éloigner de certaines personnes et vous en rapprocher d’autres. Pour ma part je n’ai pas eu de mauvaises surprises, rien qui ne m’a étonné du moins. Sur ces deux derniers mois on voit le rapprochement et le retour qui arrive. Je reparle à certaines personnes, en parle à d’autre. J’ai été suivi par plus de personnes que je ne le pensais. Je pense que mes connaissances auront définitivement changées en rentrant d’Australie cependant. Pas d’attaches, c’est quand même la clé.

C’est être plus indépendante et mature. Alors, disons le tout de suite, ce n’est pas mon statut d’Au Pair qui me fait dire ça mais l’année en générale. Il y a à peine 14 mois, j’ai passé mon permis, entre temps j’ai fait des road trip, j’ai conduit 7 gamines en même temps à leur fête, je suis en charge de rendez-vous, de course, de fête, de relations avec les profs, les parents, les voisins. J’ai eu beaucoup de liberté pour l’organisation de mes voyages, je prends les choses en main et j’arrête de m’arrêter sur les choses qui n’en valent pas la peine.

C’est mes copines de coeur, des perles ! Trop d’amour et de sentiments dans cette aventure.

C’est aussi ce blog, cette page facebook, mon implication dans les réseaux sociaux. C’est du temps passé à écouter les gens, à essayer de les conseiller, de les encourager, de les renseigner. C’est de l’engagement, et beaucoup de temps, mais j’aime partager, plus que jamais. Pour montrer aux gens, que non voyager ce n’est pas que pour les autres. Avec peu on peut aller loin, question de priorité.

C’est aussi des moments de blues, de pleures, d’hésitation, je ne vais pas mentir. Mais cette année n’est pas une parenthèse qui vous retire de la vie. Et c’est ça la vie, c’est des hauts et des bas. Forcément ici tout est multiplié parce que j’ai perdu mes repères et tout ce à quoi j’étais habituée depuis ces 19 dernières années. Mais j’ai compris beaucoup de chose et j’ai vécu une expérience qui vaut bien tout ces pleures et tellement d’autre chose.

Ma passion pour les voyages est née.


4 réflexions sur “Bilan 1 an Au Pair aux USA

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s